Accéder au contenu principal

RANDRIA-COUPE-EN-DEUX

 RANDRIA-COUPE-EN-DEUX


Randria-coupé-en-deux, tu te balades

Dans les rues de Tana, jusque sous les arcades,

Les nuits sans lune où le ciel pleure.

Fantôme riant et farceur,

Peu de gens t'ont vu en entier.

Quand ton faciès hilare se montrait pour faire peur,

Ton corps était ailleurs.

Tout Tana connaît ton histoire: ton épouse était bien volage,

Tes amis s'en sont aperçus;

Et toi, bafoué et cornu,

Ne supportant pas cet enfer,

Tu t'es couché de tout ton long sur le chemin de fer.

Tu étais triste alors!

Le train passa, coupant ton corps.

Mais en deux morceaux tu revins hanter, drôle d'image,

Ta femme en disant : moi aussi je me partage.

Et ça te faisait rire, et tu en ris encore

De cette peur sur son visage

De voir un homme coupé en deux,

Mort, certes, mais très heureux.

Randriaroatapaka,

Je t'ai nommé:

Aux vivants ne fais pas de tort,

Qui sait comment se vengent les morts ?




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Minohr auteure

Paroles de chanson pour compositeur, arrangeur, producteur et chanteur. Prière de me contacter avant d'utiliser un texte, merci. minohr1@yahoo.fr

LE HASARDIER

 LE HASARDIER Statut :  En cours de collaboration avec Karl'M Tous ces mots qu’elle écrit Et que jamais on ne lit, C’est bien trop poétique. Ces morceaux qu’il invente, Sans quelqu’un qui les chante, Restent de la musique. Moi, chanteur plein de doutes ( Moi, chanteuse pleine de doutes ) Que personne n’écoute, Je manquais de pratique. Puis on s’est rencontrés, Et comme un conte de fée, C’est devenu magique. C’est le fruit du hasard, Ma voix sur sa guitare Qui raconte une histoire. De ces fruits du hasard, Comme des fruits de la passion, Naissent les chansons. Il n’est jamais trop tard Pour capter un regard,  Une voix, une oreille, Pour encore s’émouvoir Et s’étonner de voir Qu’il y a du soleil Là où tout semble neige, Car les gens se protègent, Et que je fais pareil. Là où tout semble neige, Car les gens se protègent, Et que je fais pareil. C’est le fruit du hasard, Ma voix sur sa guitare Qui raconte une histoire. De ces fruits du hasard, Comme des fruits de la passion, N...

ON ATTEND

ON ATTEND Statut : Pas d'exclusivité. On attend, on espère, Quand vous prenez la mer. Onn s’occupe des enfants, Mais on ne vit pas vraiment : On attend. On prie les nuages, On fait des vœux, Qu’ils n’aillent pas au large Quand il pleut. On brûle des cierges, Ça ne coûte rien, Et on prie la Vierge Même si on y croit moins, Pour que quelqu’un veille encore Et vous ramène à bon port. On attend sur la grève Et quand le vent se lève, On redoute l’ouragan. On ne vit pas vraiment : On attend. On prie les nuages, On fait des vœux, Qu’ils n’aillent pas au large Quand il pleut. On brûle des cierges, Ça ne coûte rien, Et on prie la Vierge Même si on y croit moins, Pour que quelqu’un veille encore Et vous ramène à bon port. Et vous ramène à bon port. Minohr, tous droits réservés.