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Minohr auteure

Paroles de chanson pour compositeur, arrangeur, producteur et chanteur. Prière de me contacter avant d'utiliser un texte, merci. minohr1@yahoo.fr
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24 HEURES

  24 HEURES Statut : Sans exclusivité I Je savais Que je ne pourrais plus aimer Depuis le jour où elle m’a quitté. Je savais Qu’il n’y aurait plus d’oiseau dans le ciel, Tous tombés, Comme moi fou amoureux d’elle. Je savais Que j’allais en crever. REFRAIN Ils disent toujours ça passera avec le temps. Mais 24 heures, c’est si lent. Même les secondes durent trop longtemps. Dans mon cœur, il y a sa trace. Je sens encore qu’elle m’embrasse. II Je savais Que je ne pourrais plus aimer Depuis le jour où elle m’a quitté. Je savais Que toutes les roses allaient mourir, Qu’elle était Leur seule raison de fleurir. Je savais Que j’allais en crever. REFRAIN ÉVOLUTIF Ça passera avec le temps, disent-ils toujours Mais 24 heures x 100 jours, C’est plus de trois mois sans amour. Dans mon cœur, il y a sa trace. Je sens encore qu’elle m’embrasse. REFRAIN ÉVOLUTIF Ils disent toujours ça passera, et moi, j’attends ! Mais 24 heures x 300, Si tu...

QUAND JE PRIE

Statut :  Sans exclusivité Il n’y a pas que mes rêves, Il n’y a pas que ma vie. J’aimerais que le soleil se lève Encore une fois Pour moi. Mais y a tant de gens dans la nuit. Si je compare ma souffrance A la mort ou à la guerre, A ceux qui n’ont pas eu d’enfance, Encore une fois Je crois Que je n’ai pas autant souffert. Alors je fais quoi De mes rêves, de mes envies ? Je fais une croix A chaque fois Que je prie. Quand je prie, Je n’ose pas demander Quand viendra mon tour D’être exaucée. Quand je prie, Je n’ose même pas croire Qu’il viendra ce jour Où l’espoir Devient réalité. Toujours J’oublie Que ton amour Est gratuit. On me dit « Continue de croire, Un jour tu réussiras. Quand je suis face au désespoir, Je vois, Que d’autres le sont plus que moi, Mon rêve est-il légitime Ou bien faut-il que je l’oublie ? Quand j’ai la conviction intime Que sans ça, Je ne vis pas vraiment ma vie. Alors je fais quoi De mes rêves, de mes envies ? Je fais une croix A chaque fois Que je prie. Quand j...

LA FURIE

 LA FURIE I Tu m’as percé à jour D’une flèche en plein cœur : Je peux mourir d’amour Et ça me fait mourir de peur. Alors je m’en vais voir ailleurs. Je t’oublie, Je fuis, je mens Dans la furie De mes sentiments. Mais c’est comme si En t’oubliant, j’oubliais que j’étais vivant. II Tu as touché mon cœur Avec cette pointe d’humour Que tu as quand tu pleures. Tu te moquais toujours De tes grands chagrins d’amour. Je t’oublie, Je fuis, je mens Dans la furie De mes sentiments. Mais c’est comme si En t’oubliant, j’oubliais que j’étais vivant. Je t’oublie, Je fuis, je mens Dans la furie De mes sentiments. Mais c’est comme si En t’oubliant, j’oubliais que j’étais vivant.

INSTANTS MAGIQUES

 INSTANTS MAGIQUES Statut : Sans exclusivité Je ne connais pas tes blessures. Je ne sais pas ce qui te rassure. On ne fait que se croiser dans la rue Comme de parfaits inconnus. On se fuit du regard. Et voilà, il est déjà trop tard : L’instant magique est passé. On aurait pu se rencontrer. Un jour, par inadvertance, On a eu une seconde chance. On a enfin échangé un sourire, Puis nos adresses, et pour finir, On croise nos regards. C’est le grand amour, une belle histoire, L’instant magique inespéré : Aimer et se sentir aimé. Mais perdus dans nos habitudes, On a installé la solitude, Jusqu’au jour où, sans crier gare, N’y croyant plus, on se sépare. On se fuit du regard. C’est sûr, il est déjà trop tard. L’instant magique est passé. On aurait pu recommencer. Oui mais Je ne connais plus tes blessures. Je ne sais plus ce qui te rassure. On ne fait que se croiser dans la rue Comme de parfaits inconnus.

ET TU TIENS BON

 ET TU TIENS BON Statut : Finalisé en collaboration avec Karl'M  Tu n’as personne sur qui vraiment compter. La solitude, oh oui, tu la connais. Tu sais que tu n’as pas le droit de flancher, Non, jamais ! Si un jour, quelque chose cassait en toi, Tu penses que tu ne te relèverais pas. Ceux que tu aimes ne seraient plus protégés. Tu le sais. Alors tu te dis : « Pas de soucis, Tu ne te poses pas de question ! Et tu tiens bon ! Tu tiens bon !  Tu n’as pas le choix. » On a la force qu’on se donne, Et on n’a besoin de personne, Quand personne n’est là… Pour toi. Mais tu n’es pas de ces gens qu’il faut plaindre. Tu fais ce que tu peux. Et sans rien craindre, Tu te fixes des objectifs à atteindre, Et t’y crois. Oui, t’y crois. Et pourtant c’est dur de tenir ton rôle. Tu as envie parfois que l’on t’épaule, D’au moins avoir une personne qui te console Quand ça va pas. Alors tu te dis : « Pas de soucis, Tu ne te poses pas de question ! Et tu tiens bon ! Tu tiens bon !  Tu n’as ...

LE BLUES D'APRES

 LE BLUES D’APRES Statut : Sans exclusivité Quand mon heure viendra de partir, Trouve quelqu’un d'autre à chérir. Ne reste pas éplorée. Mon cœur, ne pense pas vivre seule Même si les enfants t’en veulent De soi-disant m’oublier. Quand tu perds ta moitié, Il est dur à supporter, Le blues d’après. Je connais le poids de ta peine, Je te vois ressasser la scène : Tu n’étais pas là et tu t’en veux. Au-delà de ton désespoir, Des « j’aurais dû, mais c’est trop tard », Sois sûre, tu m’as rendu heureux. Quand tu perds ta moitié, Il est dur à supporter, Le blues d’après. Vois-tu, mon cœur, au bout du compte, L'essentiel est que tu surmontes Cette douleur insensée. Même si tu dois avoir recours A une autre histoire d’amour, Je ne t’en voudrai jamais. S’il n’est pas plus léger, Tu pourras le supporter, Le blues d’après. S’il n’est pas plus léger, Tu pourras le supporter, Le blues d’après.

ON RESPIRE

 ON RESPIRE Statut : Sans exclusivité Je m’adonne au feng shui Même quand je suis dehors. Je choisis mes amis : Les faux, je les ignore. Habillée, maquillée, Parfumée quand je sors, J’ai envie de profiter De la vie, de ses trésors. En mantra, je pense : Rien n’est tout blanc, tout noir, Toute chose a un sens Et le bonheur est un art. Je m’accorde le pardon Et j’oublie mes remords, J’libère mes émotions Pour tout aimer plus fort : On inspire, on inspire, on inspire, oh Le positif. On expire, on expire, on expire, ah Le négatif. On inspire, on inspire, on inspire, oh Le créatif. On expire, on expire, on expire, ah Le corrosif. On respire, on respire, on respire, On respire, on respire, on respire. On s’adonne au feng shui Même quand on est dehors. On partage entre amies Des instants qu’on adore. Habillées, maquillées, Parfumées quand on sort, Les filles, on va partager La vie et ses trésors. En mantra, on pense : Rien n’est tout blanc, tout noir, Toute chose a un sens Et le bonheur e...

CE N'EST PAS ARRIVE

 CE N’EST PAS ARRIVE Statut : Sans exclusivité On rêve toujours en secret Une autre histoire. On n'ose même pas en parler, Car, va savoir, On pourrait encore y céder, Il n'est pas trop tard  Et on ne sait jamais. On est resté des amis. On aurait pu s'aimer Et vivre une autre vie. Ce n'est pas arrivé. Pour que nos familles survivent Aux pires naufrages, Si quelquefois on s'esquive, Si on prend le large, C'est rien que des pensées fugitives Ces amours sauvages, Et en définitive, On reste bien des amis. Pourtant on aurait pu s'aimer Et vivre une autre vie. Mais ce n'est pas arrivé. C’est un monde parallèle Qui n’a pas d’existence. La vraie vie est bien celle Où l’on nous fait confiance. Mais parfois on se demande Pourquoi on n’a qu’une vie, Quand tant d’amours nous transcendent, Mais restent dans l’oubli.

DIRE JE T'AIME

  DIRE JE T’AIME Statut : En collaboration avec RECIF Tu me disais «  Il n’en est plus question. L’amour finit toujours en trahison. » Tu me disais « J’ai appris la leçon : Dire  je t’aime, Plus jamais, plus jamais. » Mais moi, je sais que ta phrase n’est pas vraie. Un coup de foudre, ça peut encore t’arriver. Et tu rediras « je t’aime ». Et tu rediras « je t’aime ». Et tu rediras « je t’aime ». Tu me disais «  Mes rêves étaient si beaux. Mais la vie ne m’a pas fait de cadeau. J’ai donné et j’ai perdu beaucoup trop. Dire je t’aime, Plus jamais, plus jamais. » Mais moi, je sais que ta phrase n’est pas vraie. Un coup de foudre, ça peut encore t’arriver. Et tu rediras « je t’aime ». Et tu rediras « je t’aime ». Et tu rediras « je t’aime ». Et tu rediras « je t’aime ». Tout le monde savais que je t’aimais si fort Que j’avais comme un regard multicolore. Mais toi, tu ne voyais qu’un réconfort. Te dire « je t’aime » Plus jamais, plus jamais. Même si tu sais que ma phrase n...

LA BERCEUSE DES SIRENES

  LA BERCEUSE DES SIRÈNES Statut : Pas d'exclusivité Elle piège le cœur du marin, La berceuse des sirènes, Quand il s’éloigne un peu trop loin De la berge, Et que la peine Le submerge. Des berceuse prennent naissance, Venant de légendes anciennes, Pour adoucir la souffrance, Et le chant Des sirènes, Ce n’est que le vent. Mais qui sait d’où vient ce chagrin Qui palpite dans ses veines ? Le vague à l’âme du marin Vient du temps Qui s’égrène Lentement. Des berceuse prennent naissance, Venant de légendes anciennes, Pour adoucir la souffrance, Et le chant Des sirènes, Ce n’est que le vent. Et le chant Des sirènes, Ce n’est que le vent Dans les haubans.

PARDON

 PARDON Statut : Pas d'exclusivité Pardon, je ne t'ai pas aimée Pour le meilleur et pour le pire J'ai eu des mots qui t'ont blessée Quelquefois des soupirs Hélas, je n'ai pas su toujours Te consoler de tes chagrins Quand toi, tu me parlais d'amour Moi, je ne disais rien Et pourtant je t'aime, je t'aime! Je t'aime plus fort que ça même Tu es mon sentiment suprême ET mon plus beau poème Pardon, je ne t'ai jamais dit La profondeur de mon amour Je n'ai parlé que de la vie celle de tous les jours C'est dur de prononcer ces mots Quand les émotions sont intenses Ils ne viennent pas comme il faut Ou ils changent de sens Et pourtant je t'aime, je t'aime! Je t'aime plus fort que ça même Tu es mon sentiment suprême Et mon plus beau poème

LES GENS QUI T'AIMENT

  LES GENS QUI T’AIMENT Statut : Réservé Derrière les mots de tous les jours, Se cachent la tendresse et l’amour. Faut savoir lire sur les visages Toutes ces émotions qui voyagent Quand les gens t’aiment. Tu peux les trouver parfois durs A crever l’abcès de tes blessures, Mais faut bien que quelqu’un le fasse. Et c’est qu’il prendraient bien ta place, Ces gens qui t’aiment. Tu les aimes aussi. Comment tu le dis ? Les doigts en cœur, Les bras ouverts, Bouquet de fleurs, Mains en prière. Et des sourires A n’en plus finir. Et ta présence, Surtout ta présence. Tu sais qu’ils comprennent tes silences. Tu oses les défier, tu as confiance. Car jamais ils ne t’abandonnent, T’es sûr qu’à la fin, ils pardonnent, Ces gens qui t’aiment. Tu les aimes aussi. Comment tu le dis ? Les doigts en cœur, Les bras ouverts, Bouquet de fleurs, Mains en prière. Et des sourires A n’en plus finir. Et ta présence, Surtout ta présence. Les doigts en cœur, Les bras ouverts, Bouquet de fleurs, Mains en prière. ...

LA PEUR

 LA PEUR Statut : Sans exclusivité Je reviens de l’école. Je suis un survivant. Pas à cause des colles, Mais à cause d’autres enfants. J’ai juste un peu mal au dos Et mal au cœur. C’est un lourd fardeau, La peur. Car je ne peux rien dire. Alors je fais semblant. Sinon ce sera pire, Oh ! Bien pire les jours suivants. J’ai juste un peu mal au dos Et mal au cœur. C’est un lourd fardeau, La peur. J’ai envie de faire mal A ceux qui me torturent, Mais être aussi brutal, Ce n’est pas dans ma nature. J’ai juste un peu mal au dos Et mal au cœur. C’est un lourd fardeau, La peur. J’ai envie de partir, Ne plus être obligé De me taire et sourire Quand je suis tabassé. Mais j’ai juste un peu mal au dos Et mal au cœur. C’est un lourd fardeau, La peur. Je cache à ceux que j’aime Que chaque jour qui s’achève, Je ne suis plus le même, Petit à petit, je crève. J’ai juste un peu mal au dos Et mal au cœur. C’est un lourd fardeau, La peur.

UN JOUR, NOUS VOLERONS

 UN JOUR, NOUS VOLERONS Statut : Réservé Un jour, nous volerons. Nos bras serons des ailes. Nous ferons comme l’avion Ou comme l’hirondelle. Du Brésil au Népal, Nous deviendrons poussière, Mais poussière d’étoile, Là-haut, dans l’univers. L’immeuble où je demeure A déjà treize étages. La nuit, c’est sa lueur Que suivent les rois-mages. Nos bras serons des ailes. Un jour, nous volerons. Ce jour-là, l’hirondelle Et la poule auront des dents. Minohr, tous droits réservés.

ON ATTEND

ON ATTEND Statut : Pas d'exclusivité. On attend, on espère, Quand vous prenez la mer. Onn s’occupe des enfants, Mais on ne vit pas vraiment : On attend. On prie les nuages, On fait des vœux, Qu’ils n’aillent pas au large Quand il pleut. On brûle des cierges, Ça ne coûte rien, Et on prie la Vierge Même si on y croit moins, Pour que quelqu’un veille encore Et vous ramène à bon port. On attend sur la grève Et quand le vent se lève, On redoute l’ouragan. On ne vit pas vraiment : On attend. On prie les nuages, On fait des vœux, Qu’ils n’aillent pas au large Quand il pleut. On brûle des cierges, Ça ne coûte rien, Et on prie la Vierge Même si on y croit moins, Pour que quelqu’un veille encore Et vous ramène à bon port. Et vous ramène à bon port. Minohr, tous droits réservés.

J'AIME UN VOYOU

J'AIME UN VOYOU Pour ne pas vous faire de la peine, Mais aussi parc’ que j'ai peur de votre courroux, Je vous ai dissimulé que j'aime, J'aime un voyou. Pour ne pas affronter le problème, Vous jouiez les parents pas au courant du tout. Vous m'imaginiez toujours la même, Or j'aime un voyou. - « Oh! Il a donné à notre fille Un trop tendre baiser ailleurs que sur la joue ! On ne connaît rien de sa famille, Ce n'est qu'un voyou ! - Mais nous vivons un moment suprême Et notre avenir ne dépendra que de nous. Ses parents, leurs métiers, qui ils aiment, Ce n'est rien du tout! » Cet amour clandestin me tourmente Car il a installé un malaise entre nous. Faudra-t-il que je vous le présente ? C'est dur, je l'avoue. Je redoute déjà de la semonce : « Tu es vraiment trop jeune pour prendre un époux » Je pressens déjà votre réponse « Mais c'est un voyou! » - « Oh! Il a donné à notre fille Un trop tendre baiser ailleu...

RATOVO-LE-FAUX-INVALIDE

  RATOVO-LE-FAUX-INVALIDE La vie est dure et tu en ris, Ratovo-le-faux-invalide. Il n'y a pas meilleur acteur sur la scène de tous les jours Que celui qui joue le bossu, l'aveugle, l'éclopé, le sourd Pour combattre ce qui lui fait le gosier sec, le ventre vide. Tordant le pied, courbant le dos, Tu vas attendrir les badauds. A ceux qui gardent leur argent, Te contemplant, indifférents, Tu pousses ton rôle à l'extrême: Tu les bouscules, tu les gênes... En t'excusant. Ayant l'attention générale, Monsieur le héro de la salle, Pour ta scène finale, Pièces de monnaie dans ton pot, Avant le tomber du rideau, Pour reposer ton dos, Tu te redresses, magistral, Des rires pour bravos! Ratovomodimandringa, Je t'ai nommé: La vie est un théâtre de tribulations Où l'on peut applaudir le jeu des survivants.

DADY-SANS-EPOUX

  DADY-SANS-EPOUX Dady-sans-époux au regard doux-amer Etait la plus aimée des femmes de la terre. Pour un mariage que des gens lui ont dénié, Car elle n'était pas d'une grande lignée, Elle devint maman, et ensuite grand-mère, Parente d'adoption toujours célibataire. Elle prit soin des vieux et s'occupa des morts. Et malgré tous les maux, elle eut le temps encore D'être, après sage-femme et après embaumeuse, Pour les petits enfants une grande conteuse. Mais quand un jour ils demandèrent : « Pourquoi ne t'es-tu pas mariée ? » Dans ses yeux des larmes brillèrent. Elle n'était plus la grand-mère, Juste une femme abandonnée. Elle parla alors d'une histoire sans fées. Mais ses larmes à peine perlées, Avec mille enfantins baisers Ses yeux furent séchés. Daditsymanambady, Je l'ai nommée. Quand la solitude est un manque d'amour, La vie à deux n'est pas l'unique secours.

RALIVA-VOLEUR-DE-ZEBUS

  RALIVA-VOLEUR-DE-ZEBUS Raliva-voleur-de-zébus était un homme honnête et droit, Aussi pauvre d'argent que riche de jeunesse. Mais selon coutumes et lois, Pour prendre femme, il faut montrer force autant que sagesse. Raliva vola du bétail Pour mériter sa fiancée, Et pour sceller leurs fiançailles, Il rendit le bétail volé En guise de dot au beau-père ...Qui en était propriétaire Avant l'épreuve de bravoure. Mais dans cette histoire d'amour, La sagesse oublié fut là: Il s'avéra qu'il épousa ...Une femme adultère. Cornu par la mégère, Je m'en vais, a-t-il dit, Je serai moins marri Avec des cornes de zébus, ... non, de taureau. Tournant le dos à son mariage, Il devint un voleur fort sage Et eut beaucoup d'écus, ...non, d'euros. Ralivapangalatromby, Je l'ai nommé: Ne jugeons pas trop vite; que ne ferait-on pas Pour obtenir la paix qu'on n'a pas par la loi ?

RAVO-LE-JOYEUX-POUSSE-POUSSE

  RAVO-LE-JOYEUX-POUSSE-POUSSE Comme des larmes de bonheur, la sueur sur le front De Ravo-le-joyeux-pousse-pousse Dit qu'il ne mourra pas ce soir. Quand ses pieds crevassés saigneront du goudron, Quand ses muscles seront tendus, mais triomphants, Arqués de lassitude, mais saillants de victoire ; Quand même chaque rue d'Antsirabé la belle Saura qu'il est passé vingt fois près des trottoirs Pour la bouchée de riz, le prix des gens pressés Qui n'oseraient courir de peur d'en trépasser ; Quand il n'en pourra plus, rentré dans son logis, Devant le plat fumant, il sourira enfin D'avoir vaincu la mort, d'avoir sauvé les siens. Ravoposiposy, Je l'ai nommé. Un homme heureux Fuit la mort en courant.

DADA-PLEIN-D'AMOUR

  DADA-PLEIN-D'AMOUR Respectueux de la coutume, mais aimant fort tous ses enfants, Dada-plein-d'amour a fait des réjouissances Même pour sa fillette. Quand on sait qu'on ne fête Que la venue d'un garçon, garant de la force et du nom, Il savoura sa joie dans le plus pur silence. Et quand son fils naquit sous de mauvais présages, Et qu'il fallut désenvoûter tout le village, Dada interpréta encore L'ordalie pour vaincre la mort. Son fils allait passer l'épreuve D'un piétinement de zébus; Sa survie donnerait la preuve Que le sort avait disparu. Dada déposa de faux langes Sur le chemin des grands bovins. Tout le village fut aux anges: Un enfant survivait enfin ! Et avec une bonne étoile ! Dadabefitia, Je j'ai nommé: Coutume, rumeur et amour Règlent la vie malgache encore, Mais l'amour est le plus fort.

RANDRIA-COUPE-EN-DEUX

  RANDRIA-COUPE-EN-DEUX Randria-coupé-en-deux, tu te balades Dans les rues de Tana, jusque sous les arcades, Les nuits sans lune où le ciel pleure. Fantôme riant et farceur, Peu de gens t'ont vu en entier. Quand ton faciès hilare se montrait pour faire peur, Ton corps était ailleurs. Tout Tana connaît ton histoire: ton épouse était bien volage, Tes amis s'en sont aperçus; Et toi, bafoué et cornu, Ne supportant pas cet enfer, Tu t'es couché de tout ton long sur le chemin de fer. Tu étais triste alors! Le train passa, coupant ton corps. Mais en deux morceaux tu revins hanter, drôle d'image, Ta femme en disant : moi aussi je me partage. Et ça te faisait rire, et tu en ris encore De cette peur sur son visage De voir un homme coupé en deux, Mort, certes, mais très heureux. Randriaroatapaka, Je t'ai nommé: Aux vivants ne fais pas de tort, Qui sait comment se vengent les morts ?

RABE-MARCHAND-DE-RIVIERE

  RABE-MARCHAND-DE-RIVIERE Rabé-marchand-de-rivière Doit chercher un autre travail. Au sud, à l'est, à l'ouest, au nord, Le robinet, un jour, l'a condamné à mort. Il ne va plus, vaille que vaille, De la source au village, Dansant avec ses seaux en criant au passage: «de l'eau! Tenez, voilà de l'eau! » Quelqu'un lui avait répondu: « Ton eau, Rabé, on n'en veut plus! Va te chercher une autre source D'argent pour remplir ta bourse. » N'ayant pas pitié de son sort, Ce quelqu'un a fermé sa porte. Mais Rabé a cherché. Il a trouvé à l'est, Il a trouvé au nord, et au sud et à l'ouest Portes ouvertes de nouveau Devant Rabé-agent-du-fisc. Rabepakarano, Je l'ai nommé: Fermer une porte, C'est prendre le risque Qu'un jour on la force.

RAFALY-PRESQUE-MEDECIN

  RAFALY-PRESQUE-MEDECIN Rafaly-presque-médecin, Au marché du Zomà, tu survis durement A vendre la brochette et le nem au client. Tenir jusqu'à demain, telle est ton habitude, Toi qui as pourtant fait presque sept ans d'études Passés à avoir peur de ne pas arriver A payer un crayon, un livre ou un cahier. Ayant eu faim et froid, tu as cessé d'y croire. Le ventre n'est vêtu ni n'est nourri d'espoir. Mais tu vis maintenant, plus à l'aise que les docteurs, Boudés par des patients bien plus pauvres que toi. Et dans ce lieu où tu remplis les estomacs, Il t'arrive parfois de soigner les douleurs. Rafalisaikadokotera, Je t'ai nommé: On ne prête peut-être qu'aux riches personnes, Mais dans la pauvreté, ce qu'on a, on le donne.

RAJAONA-LE-DISCOUREUR

  RAJAONA-LE-DISCOUREUR Aimant la loquacité, ignorant le mutisme, Rajaona-le-discoureur n'eut jamais de métier, Car partout le silence était un grand civisme; Hôpitaux ou bureaux, les lieux étaient sacrés. Jusque dans les rizières et les parcs à zébus, Trop parler signifiait de la force perdue. Cependant il était des jours Qui méritaient bien des discours. Pour les circoncisions et pour les funérailles, Palabrer était de rigueur Et c'était même une bataille  Opposant deux bonimenteurs, Les jours de fiançailles. Allégories, dictons, maximes, De la prose jusqu'à la rime, Tout était bon pour magnifier  Mieux que l'autre son protégé. Augmentant très haut les enchères, Paraphrasant à qui mieux mieux, L'homme incapable de se taire, Là, devenait précieux. Rajaona gagna donc sa vie Avec une verve fleurie. Rajaonapikabary, Je l'ai nommé: Ce qui est un défaut ne l'est peut-être pas.

RAKOTO-L'ESCLAVE

  RAKOTO-L'ESCLAVE Statut : Pas d'exclusivité. Le caïman et l'oiseau, Le mimosa et le chien, Rakoto-l'esclave, Quand tu t'échappas de l'enclave, T'ont aidé à fuir les chaînes. Le caïman s'est fait bateau. Toi, tu es monté sur son dos Pour passer la grande fontaine Et au fond des bois te cacher. Le chien a fait fi de son flair, Le mimosa t'a abrité. Et lorsque le maître, en colère, A retourné la terre entière, Te recherchant pour la curée, L'oiseau, réputé pour sa peur De l'homme, ce grand prédateur, A atterri sur ton buisson Pour détourner son attention. Et depuis ta libération, Pour toi et tous tes descendants, La nature qui t'a sauvé Est devenue chose sacrée. Rakotoandevo, Je t'ai nommé. Les tabous viennent toujours De la survie et de l'amour.

LE HASARDIER

 LE HASARDIER Statut :  En cours de collaboration avec Karl'M Tous ces mots qu’elle écrit Et que jamais on ne lit, C’est bien trop poétique. Ces morceaux qu’il invente, Sans quelqu’un qui les chante, Restent de la musique. Moi, chanteur plein de doutes ( Moi, chanteuse pleine de doutes ) Que personne n’écoute, Je manquais de pratique. Puis on s’est rencontrés, Et comme un conte de fée, C’est devenu magique. C’est le fruit du hasard, Ma voix sur sa guitare Qui raconte une histoire. De ces fruits du hasard, Comme des fruits de la passion, Naissent les chansons. Il n’est jamais trop tard Pour capter un regard,  Une voix, une oreille, Pour encore s’émouvoir Et s’étonner de voir Qu’il y a du soleil Là où tout semble neige, Car les gens se protègent, Et que je fais pareil. Là où tout semble neige, Car les gens se protègent, Et que je fais pareil. C’est le fruit du hasard, Ma voix sur sa guitare Qui raconte une histoire. De ces fruits du hasard, Comme des fruits de la passion, N...